Le pied à l’étrier (Soutien des groupes locaux)

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Nos partenaires WOOD STOCK GUITARES (Ensisheim) et ENCRAGE (Saint Louis) soutiennent les groupes locaux, en servant de “point relais” pour la vente de leur galette:

Sont  disponibles à l’heure où nous imprimons cette newsletter (1er mai 2014):

 Chez WOOD STOCK GUITARE :

  • KEYS AND PROMISES (Rock alternatif – Strasbourg/Mulhouse/Colmar)
  • GROUND O « Born In The Pit » (Metal / HxC / Crossover – Mulhouse)
  • NOISE INCORPORATION « Other Side » (Rock Stoner Garage – Mulhouse)
  • ELEVENTH SUNRISE ”Privilege” (Metal – Mulhouse)
  • KILLING LAWRENCE « Nouveaux Outils Pour La Mesure du Temps » (« Rock indé en français dans le texte » – Mulhouse)
  • LIPS ADDICTION “Bad Heroes” (Hard-rock – Mulhouse)
  • ZERO TALENT (Ska punk – Thann)

 Chez ENCRAGE :

  • BLOOD REIGN « Feel The Pain » (Thrash – Mulhouse)
  • THE BOTANY TALK HOME (post rock – Mulhouse)

 (Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

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Live report : GRAND MAGUS / AUDREY HORNE / ZODIAC / THE VINTAGE CARAVAN, 22 mars 2014, Kiff, Aarau (CH)

Les p’tits jeunes de The Vintage Caravan démarrent à 19h30 pétantes. Le guitariste-chanteur, non seulement maitrise son jeu et son chant, mais arrive de surcroît à sauter dans tous les sens ! Le second titre « MARSWATT » est hallucinant,  ils sont pleins de fougue.  « Expand Your Mind » swingue à souhait, le chanteur explique qu’ils ont enregistré une video pour ce titre. Je confirme l’impression qu’ils sortent tout droit des années 70,  sans pour autant que ce soit poussiéreux,  on a vraiment la sensation de redécouvrir un style. Par ailleurs les racines blues sont très présentes. Malheureusement les petits nouveaux de l’écurie Nuclear Blast n’ont droit qu’à ½ heure de jeu. Ils nous offrent tout de même un remarquable duel basse-guitare, entrecoupé d’un solo de batterie.            

Heure précise de démarrage pour Zodiac, qui promeut son second album rock  seventies de bonne facture, mais moins énergique que celui des gamins.  Ce qu’ils font semble très bon, mais un peu décalé par rapport au reste de l’affiche, et nous n’accrocherons pas. La voix  possède un timbre chaud  saisissant. Nous apprécions la reprise du titre de blues « Blue Jeans ». Un groupe à « garder sous le coude » pour un autre contexte… 

A 21h20 après l’intro du Muppet Show,  Audrey Horn se lance  sur les chapeaux de roue avec leur titre phare « Redemption Blues » : C’est vraiment l’euphorie comparé à Zodiac ! Toschie est toujours à fond, l’enthousiasme du public du Kiff est à son comble ! Ils enchainement un à un les succès de leur dernier album,  nous avons même droit à un « solo en duo » sur « Youngblood »,  et tout le monde pousse la chansonnette sur le sympathique « There Goes A Lady ». C’est une fête, une célébration autour de la musique ! Ils annoncent qu’ils finissent d’enregistrer un nouvel album,  dont nous avons doit un nouveau titre en exclusivité (« Gravity »),  et même une seconde chanson pour finir (« There is a Wolf in my Heart ») : trop sympa les gars ! En fait, ils ont surtout envie de confronter leurs nouveaux nés au public ! Apothéose avec « Show and Tell « et « Blaze of Ashes », finalement ils joueront encore le très entrainant  « Straight Into Your Grave » en terminant dans le public tous les 4.

Après un changement de matos et un line check,  le power trio Grand Magus démarre à 22h50. Pour l’anecdote, le grand JB (par le talent s’entend)  se laisse à nouveau pousser les cheveux … Nous avons droit à tous les hymnes du nouvel album, un moyen imparable de headbanger ! Le public est ravi. Mais l’album « Hammer of the North » n’est pas délaissé pour autant. Du Grand Magus grand cru ! Pour conclure,  « Iron  Will »,  « Trimph and Power » avec son introduction  suave… et « Hammer of the North »  clot finalement en beauté.  Soirée exceptionnelle. (Nico)

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : BLACK CADILLACS, 1er avril 2014, Carf’Conc des 3 Frontières, Bartenheim

Black Cadillacs est un groupe de p’tit jeunes qui en veulent, ils officient dan un blues rock énergique actuel. Le guitariste rythmique et le bassiste assurent les chœurs. Même si c’est très loin d’être poussiéreux, bien au contraire,  on a tout de même l’impression d’être dans les années 60, tellement cela sonne authentique ! Ces américains effectuent leur première tournée européenne ! Le batteur possède un jeu simple,  mais une frappe énergique et une moustache d’époque. On pourrait chercher les influences de l’énergie et la touche de psychédélisme dans des groupes tels que les Who et les Doors. Nous sommes ici dans le même cas de figure que les Vintage Caravan,  tant est frappant l’écart entre leur jeune âge et l’époque musicale qui les inspire.

Le chanteur est habité par son chant, et le gratteux nous dispense des soli bien sentis. La longueur des morceaux n’est pas formatée pour les  passages radio ! Leur musique  recèle des passages calmes et d’autres plus agitées. Au bout de ¾ d’heure de jeu,  ils font une pause et nous en profitons pour nous éclipser à regret, demain, il faut retourner au boulot… Excellent choix de programmation. (Nico) Tous nos remerciements à Yannick !      http://black-cadillacs.com/

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : WISHBONE ASH / MUIR OF ORD, 9 avril 2014, Carf’Conc des 3 Frontières, Bartenheim

Muir of Ord, groupe local qui a le privilège d’ouvrir pour Wishbone Ash, n’a pas le droit de jouer sur la batterie de la tête d’affiche … Ils officient dans un blues rock de bonne facture. Le guitariste rythmique chante,  et le soliste et le bassiste assurent les chœurs. Le son est très propre et pas très fort, ce qui est tout à fait appréciable. Voilà un groupe local que nous ne connaissions pas, qui semble relativement discret, mais qui mériterait une plus grande notoriété.

Les stars de Wishbone Ash démarrent à 21h30 pétantes. Une assistance nombreuse, principalement composée de quinquas,  est venu les applaudir au Caf ce soir, cela fait réellement plaisir de voir une si belle affluence ! La puissance sonore est légèrement plus forte, et du coup le son perd de l’excellente qualité dont bénéficiait la première partie. Curieusement, le batteur, plus jeune que ses compagnons, n’a pas droit au projo… La basse à 5 cordes est bien présente, ronde et jouée en accords. WA officie dans un blues rock classieux, grandiloquent, à tendance progressive. Particularité du groupe,  les 2 gratteux sont des solistes,  et ils aiment à montrer l’étendue de leur savoir faire,  au point où, selon moi, cela devient par moment ce que j’appelle « de la musique pour musiciens »… Malheureusement ! Par moment cela me fait penser à  du Gerry Rafferty, et  dans certains intonations de la voix, l’influence de BOC n’est pas loin non plus ! Au final, une salle comble et des fans heureux, que demander de plus ! (Nico)

Merci Yannick!             

!!! Muir of Ord au Greffier à Mulhouse le 16 mai !!!

Photo Cathie Wetzstein

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report: FREEDOM CALL / SYR DARIA / KORGAN, 18 avril 2014, Grillen, Colmar

Nous retrouvons avec plaisir Korgan sur la scène du Grillen ! Les ayant déjà longuement chroniqué dans la précédente newsletter, ils nous pardonneront, j’espère, de ne pas  faire le redite ! Ils n‘auront pas le droit de jouer sur la batterie de Freedom Call ce soir, et Manu tombe le masque dès la fin du premier morceau, comme ses compères. Cette fois, il a intégré des scratchs à son masque, ce qui le rend réutilisable ! Leur set commence à être bien rôdé, « Propaganda » s’achève avec un jeté de cash dans le public ! (Nico)

Cela faisait un bail que l’on n’avait pas vu Syr Daria sur scène ! « Back to the Circus » ouvre les hostilités,  après une blague de Will, qui demande s’il y a des clowns dans la salle,  suivi du speed « Beast Within ». Will déconne sur la date de la sortie de leur prochain album, promis pour … 2019 !?  et nous annonce que  nous aurons la primeur de nouveaux morceaux ce soir, avant de lancer « Gilead », s’ensuit le lourd et saccadé « Insomnia » : Du pur Metallica ! Putain que ça fait de les retrouver sur scène ! « Endless Game » clôt l’ancien répertoire.

Nouveau registre avec « Walk with the Dead », Bubu a défait ses cheveux et secoue sa tignasse dans tous les sens ! Quel  titre intense, chargé d’émotions palpables ! Il est suivi par un « Circus of Life » de tous les diables ! Le plus grand clown toujours prêt à amuser la galerie durant le spectacle,  c’est notre serviteur Will ! Finalement leur prestation s’achève sans encombre ( !) et en apothéose avec « Pornstar ».  (Nico)

A 23h démarrent les stars de Freedom Call,  4 joyeux lurons allemands, qui font du « Happy Metal », et dont la devise est : «  Enjoy your life » … Voilà, le décor est planté… Je les découvre musicalement sur scène, honte à moi, car ce groupe est tout de même l’un des piliers de la scène métal actuelle : Un petit air de Gamma Ray, une touche de Stratovarius, un lointain lien de  parenté avec Helloween… C’est du power épique qui fleure bon le chevalier blanc, et les tavernes où les templiers se rincent le gosier avec une bonne bière en chantant des hymnes, sensation accentuée sur les titres accompagnée d’une bande son d’instruments médiévaux. Chris le chanteur semble résolument heureux d’être là, il s’adresse avec convivialité au public venu nombreux ce soir. Tous les 4 chantent en chœur des ballades dont le refrain peut être aisément repris, c’est une musique joyeuse qui donne envie de danser. Qui a dit que le métal était colérique ou triste ?! Voilà en tout cas le côté « lumineux » de la force, peut-être un peu trop « Disney », diront certains, mais bon, par les temps qui courent, une bonne dose d’optimisme ne peut faire que du bien ! Ce n’est pas de la variété pour autant, mais bel et bien du métal, bien foutu en plus, et ça s’écoute très facilement. Allez, je finis de les taquiner en leur suggérant un partenariat avec l’Oréal, ils ont des chevelures magnifiques, et maitrisent à la perfection le petit coup de nuque pour les rejeter en arrière… Malgré un indéniable facteur sympathie, Freedom Call manque un peu de testostérone à mon goût, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des vrais gentils, et ça, c’est bien. Donc, on les aime. (Estelle)

Un grand merci à Olivier de Sono-light et à l’asso Aching !

Syr Daria (Photos de Sylvie Toniutti)

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : TAGADA JONES / GROUND O / NOISE INCORPORATION, 25 avril 2014, Caf’Conc’ des 3 Frontières, Bartenheim

Noise Incorporation démarre sur les chapeaux de roues à 20h30, avec un chant plus corrosif que par la passé ! Bravo Ben pour le travail effectué sur ta voix ! Musicalement, c’est également plus couillu, ça envoie du bois à donf, du bon heavy rock  alternatif avec une pointe de noise, surtout dans le son crade de la basse et de la gratte, à la Tool comme dirait Phil, surtout dans la lourdeur du propos. Les gars sont d’excellents chauffeurs de salle, Ben se lâche et s’exprime sans retenue avec un chant en français écorché,  on a l’impression d’entendre du Noir Désir  ou du No One Is Innocent ! Charly  (Eleventh Sunrise) les rejoint sur scène, comme sur le CD,  pour y rajouter ses growls sur « Head Jam ».

Max est à la table  pour leur donner un bon son comme d’hab. Ce soir ce sera leur dernier concert avant d’entrer en studio pour enregistrer un album. Prometteur. (Nico)

La salle est déjà bien chaude quand arrive Ground O, autre style, mais autant d’énergie ! Excellent choix pour ces deux premières parties, qui font honneur à la tête d’affiche ! Nous revoyons Ground O sur scène pour la première fois depuis le festival, et découvrons leur nouvelle section rythmique. Et oui, la vie d’un groupe, c’est ça, on les laisse un moment, et on les retrouve avec de nouvelles têtes ! Pas d’inquiétude à avoir, ça arrache toujours sur scène, et c’est toujours aussi bien foutu…

Leur prestation confirme le bon goût de nos membres (!), qui leur ont décerné, souvenez-vous,  le « Metal Angels’ Award 2013 du meilleur groupe local », que nous avons enfin eu l’occasion de leur remettre ce soir … (en toute discrétion, ils sont modestes, les gars…) Allez, pas de panique, cette récompense, c’est « just for fun », et pour vous dire qu’on vous apprécie et qu’on vous encourage ! D’ailleurs ils viennent de sortir un  maxi CD 4 titres intitulé  « Born In The Pit », et qu’il faut ABSOLUMENT  se procurer ! Merci à vous d’avoir joué le jeu, et de nous avoir permis de nous faire notre petit délire ! (Estelle)

!!! GROUND O de retour au  Caf’ le 11 mai avec ABSURDITY !!!

Les stars de TAGADA JONES  se font attendre jusqu’à 23h15 avec en intro une bande son genre « info radios / recherche station », et d’un coup, Niko est derrière le micro et c’est parti avec ce fameux discours enragé, exalté par la richesse des textes, avec une musique à la Oi ! TJ nous interpelle avec des propos tels que «  refuse et résiste… », et enchaine avec le speed « Chaos », les slammeurs s’en donnent à cœur joie. Un petit speech pour s’excuser d’avoir fait attendre l’assemblée et de lancer « santé » en breton ! Le titre « Pavillon Noir » est plein d’énergie, et suivi un plus loin par le mythique et lourd « Descente aux Enfers ».

Le Caf’Conc est bondé et en transe pour honorer cette formation française hors norme. « Zéro de Conduite », joyeux anti-social, est suivi de « Combien de Temps »  avant la révolution ! Arrive ensuite le punkisant « Manipulé » ! Chapeau bas pour ce registre en français,  ça le fait vraiment ! « Ecowar » nous rappelle à nos responsabilités envers notre planète… La rythmique effrénée rend les morceaux très courts. Voilà un groupe suivi de loin, et dont je ne maitrise pas le registre. Allez, on a 20 ans de retard, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire ! (Nico)

Merci à Yannick Kopp, à Live, et à notre ami Guitou pour les photos !

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : THE PRIVATEER / LAPPALAINEN / HAEREDIUM / TOLK, 26 avril 2014, la Charrue, Marmoutier (Tourbière Fest II, Folk Metal Edition)

Live report : THE PRIVATEER / LAPPALAINEN / HAEREDIUM / TOLK,  26 avril 2014,  la  Charrue, Marmoutier  (Tourbière Fest II, Folk Metal Edition)

Nous voilà donc sur les routes avec notre ami Philippe, à la rencontre du folk (genre avec lequel nous ne sommes pas familiers), au fin fond du Bas-Rhin… Arrivée sur place et première découverte, celle du lieu : Nous avions entendu parler de « la Charrue » à Marmoutier, mais jamais pris le temps de nous y rendre… Le lieu du concert est en fait l’arrière salle d’un bar/restaurant, implanté au centre de la charmante petite ville historique de Marmoutier, encore un endroit dans lequel on ne s’attendrait pas à écouter du metal, comme quoi !… L’accueil du personnel est chaleureux,  un écran diffuse une chaine metal, et cela engage plutôt bien pour cette soirée à laquelle nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre. Hormis la scène, la salle quoique de dimension correcte, n’est pas spécialement équipée pour accueillir des concerts, l’organisateur prévoyant doit donc se pourvoir en sono et autres équipements. Souvent, les groupes locaux doivent faire leurs armes dans des bars où l’accueil  et les conditions de jeu sont  parfois mitigés, pour ne pas dire carrément glauques, mais ici, on se sent à sa place ! Nous avons la surprise et le plaisir de retrouver Lucie et Stéphanie, membres du groupe PYRAH, venues filer un coup de main à leurs amis d’HAEREDIUM, organisateurs de la soirée.

Seconde édition pour ce « Tourbière Fest », dont le nom provient, (renseignements pris auprès d’Alexia !) « d’un fâcheux épisode qui leur était arrivé lors d’un voyage en chalet, qu’ils avaient alors surnommé « Tourbière Sinistre » ; quand ils cherchaient un nom pour le festival, ce mot leur est revenu, et ils ont trouvé sympa le mélange de Tourbière, « Tour » comme tournée en anglais, et Bière comme… la bière … » !

Le show démarre à 20h30 avec les strasbourgeois de TOLK. Le groupe évolue dans un monde d’elfes, nains, et autres trolls, … dont ils nous narrent tour à tour l’histoire, inscrite dans un grimoire, entre chaque morceau… Leur bassiste est absent, indisponible ce soir. Les morceaux s’enchainent, tantôt accompagné par le chant, tantôt instrumental. Malheureusement, le propos nous paraît  manquer de cohérence. Le chant de la belle Anex ne sonne pas toujours juste, même si, à sa décharge, le registre dans lequel elle évolue n’est pas aisé !

Chaque musicien s’exprime dans sa sphère en paraissant déconnecté des autres, le tout forme parfois une joyeuse cacophonie, qui n’entame pourtant pas le moral du public, qui danse sur cette musique très festive.

Ils nous offrent toutefois un sympathique interlude acoustique, qui nous laisse penser que le potentiel est là.  Nous resterons un peu sur notre faim, parce que  ça fourmille d’originalité et de bonne idées, mais ils ne sont hélas pas dans un bon jour, ou alors pas encore prêts pour la scène…

Après un changement de plateau plutôt long, voilà que démarre HAEREDIUM à 21h30 avec une intro à la « western ». Le registre du groupe est un cran nettement au-dessus, à la Koorpliklani, mais pas que, tant les influences sont diverses. Ce sera la très bonne surprise de la soirée. Nous avions déjà été en contact avec ce groupe, mais  n’avions jamais collaboré ensemble, principalement parce que la couleur musicale ne cadrait pas avec les manifestations que nous avions alors organisé, et nous n’avions pas vraiment pris le temps de nous pencher davantage sur ce groupe. Lacune rattrapée ce soir, et avec beaucoup de plaisir ! La basse est audible et bien ronde. Le chant en français nous fait penser à du Malemort au niveau du timbre. Alexia la claviériste joue également de la flûte, ses instruments viennent contrebalancer  joyeusement les autres instruments plus lourds. L’ensemble est équilibré, cohérence et maîtrise sont de mise. On trouve même quelques touches de symphonique et d’épique, dans leur registre, par moment soutenu, ou encore des influences irlandaises à la Dropick Murphys ! Stéphanie (Pyrah), en robe et cape d’époque, les accompagne sur « Ride On » de Cruachan, et « A Rose for Epona » d’Eluveitie ! Pour conclure,  un nouveau chant en français, qui me fait penser aux chansons à boire de Tournée Générale, avec de l’accordéon au clavier sur un rythme effréné ! Un groupe à suivre.

https://www.facebook.com/Haeredium  /  http://www.haeredium.com/

Avec les nordiste de LAPPALAINEN, on passe dans le death à la Eluveitie, et autres multiples influences. L’ensemble est cohérent, tonique. Le côté « obscur » du death est allégé par la flûte que joue l’un des guitaristes en alternance avec sa gratte ;  Le rythme est soutenu, et donne envie de headbanger, ce dont plusieurs spectateurs ne se privent pas ! Le chanteur alterne curieusement un chant grawl grave et aigu. (Et eux aussi l’Oréal,  ils le valent bien… Pardon, je m’égare …) Dommage qu’ils ne bénéficient pas d’une meilleure  sono, la basse semble couvrir la guitare ; et la flûte mériterait d’être davantage mise en avant. Signe qui ne trompe pas, Philippe a rejoint le 1er rang, celui des « gigoteurs », et ça, ça veut dire que ça bouge bien ! Paris gagné pour ces Lillois qui ont réussi à séduire le public ! Le son est lourd mais harmonieux et riche avec de vraies mélodies, limite thrash par moments, c’est ça le death-folk ?

Il y a maintenant tant de condensation dans l’air que le carrelage est trempé, l’atmosphère est lourde et étouffante, le changement tombe à point nommé pour aller prendre l‘air.

Les allemands de THE PRIVATEER (Heavy Folk Metal – Fribourg en Brisgau) entrent tardivement sur scène, bien après minuit. Il y a du monde sur scène, tous déguisés en pirates. Cela a certainement une signification, mais elle m’échappe, et leur musique ne ressemble pas vraiment à  … de la musique de pirates… !

Du monde sur scène donc, en tout 6 musiciens et chanteurs : deux  guitaristes, une violoniste qui chante aussi lyrique, un chanteur qui grawle (mais cette fois c’est sûr, il y a des paroles !), le bassiste joue en accord sur sa 5 cordes. Malheureusement  lorsque tous les instruments jouent en même temps, le volume nuit à la qualité du son, et la fatigue aura raison de notre réceptivité, nous rendrons donc les armes au bout de 3 ou 4 titres, il reste encore une heure 30 de route avant de rentrer à la maison…

Quoi qu’il en soit, nous avons passé une très bonne soirée, et ne regrettons pas du tout le déplacement. Excellente ambiance, beaucoup de bonne volonté et de bonne humeur, ce mini festival aurait mérité un peu plus d’affluence. Nous,  en tout cas, on va guetter l’édition 2015 ! (Estelle & Nico)

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)