Live report : BLACK CADILLACS, 1er avril 2014, Carf’Conc des 3 Frontières, Bartenheim

Black Cadillacs est un groupe de p’tit jeunes qui en veulent, ils officient dan un blues rock énergique actuel. Le guitariste rythmique et le bassiste assurent les chœurs. Même si c’est très loin d’être poussiéreux, bien au contraire,  on a tout de même l’impression d’être dans les années 60, tellement cela sonne authentique ! Ces américains effectuent leur première tournée européenne ! Le batteur possède un jeu simple,  mais une frappe énergique et une moustache d’époque. On pourrait chercher les influences de l’énergie et la touche de psychédélisme dans des groupes tels que les Who et les Doors. Nous sommes ici dans le même cas de figure que les Vintage Caravan,  tant est frappant l’écart entre leur jeune âge et l’époque musicale qui les inspire.

Le chanteur est habité par son chant, et le gratteux nous dispense des soli bien sentis. La longueur des morceaux n’est pas formatée pour les  passages radio ! Leur musique  recèle des passages calmes et d’autres plus agitées. Au bout de ¾ d’heure de jeu,  ils font une pause et nous en profitons pour nous éclipser à regret, demain, il faut retourner au boulot… Excellent choix de programmation. (Nico) Tous nos remerciements à Yannick !      http://black-cadillacs.com/

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : WISHBONE ASH / MUIR OF ORD, 9 avril 2014, Carf’Conc des 3 Frontières, Bartenheim

Muir of Ord, groupe local qui a le privilège d’ouvrir pour Wishbone Ash, n’a pas le droit de jouer sur la batterie de la tête d’affiche … Ils officient dans un blues rock de bonne facture. Le guitariste rythmique chante,  et le soliste et le bassiste assurent les chœurs. Le son est très propre et pas très fort, ce qui est tout à fait appréciable. Voilà un groupe local que nous ne connaissions pas, qui semble relativement discret, mais qui mériterait une plus grande notoriété.

Les stars de Wishbone Ash démarrent à 21h30 pétantes. Une assistance nombreuse, principalement composée de quinquas,  est venu les applaudir au Caf ce soir, cela fait réellement plaisir de voir une si belle affluence ! La puissance sonore est légèrement plus forte, et du coup le son perd de l’excellente qualité dont bénéficiait la première partie. Curieusement, le batteur, plus jeune que ses compagnons, n’a pas droit au projo… La basse à 5 cordes est bien présente, ronde et jouée en accords. WA officie dans un blues rock classieux, grandiloquent, à tendance progressive. Particularité du groupe,  les 2 gratteux sont des solistes,  et ils aiment à montrer l’étendue de leur savoir faire,  au point où, selon moi, cela devient par moment ce que j’appelle « de la musique pour musiciens »… Malheureusement ! Par moment cela me fait penser à  du Gerry Rafferty, et  dans certains intonations de la voix, l’influence de BOC n’est pas loin non plus ! Au final, une salle comble et des fans heureux, que demander de plus ! (Nico)

Merci Yannick!             

!!! Muir of Ord au Greffier à Mulhouse le 16 mai !!!

Photo Cathie Wetzstein

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report: FREEDOM CALL / SYR DARIA / KORGAN, 18 avril 2014, Grillen, Colmar

Nous retrouvons avec plaisir Korgan sur la scène du Grillen ! Les ayant déjà longuement chroniqué dans la précédente newsletter, ils nous pardonneront, j’espère, de ne pas  faire le redite ! Ils n‘auront pas le droit de jouer sur la batterie de Freedom Call ce soir, et Manu tombe le masque dès la fin du premier morceau, comme ses compères. Cette fois, il a intégré des scratchs à son masque, ce qui le rend réutilisable ! Leur set commence à être bien rôdé, « Propaganda » s’achève avec un jeté de cash dans le public ! (Nico)

Cela faisait un bail que l’on n’avait pas vu Syr Daria sur scène ! « Back to the Circus » ouvre les hostilités,  après une blague de Will, qui demande s’il y a des clowns dans la salle,  suivi du speed « Beast Within ». Will déconne sur la date de la sortie de leur prochain album, promis pour … 2019 !?  et nous annonce que  nous aurons la primeur de nouveaux morceaux ce soir, avant de lancer « Gilead », s’ensuit le lourd et saccadé « Insomnia » : Du pur Metallica ! Putain que ça fait de les retrouver sur scène ! « Endless Game » clôt l’ancien répertoire.

Nouveau registre avec « Walk with the Dead », Bubu a défait ses cheveux et secoue sa tignasse dans tous les sens ! Quel  titre intense, chargé d’émotions palpables ! Il est suivi par un « Circus of Life » de tous les diables ! Le plus grand clown toujours prêt à amuser la galerie durant le spectacle,  c’est notre serviteur Will ! Finalement leur prestation s’achève sans encombre ( !) et en apothéose avec « Pornstar ».  (Nico)

A 23h démarrent les stars de Freedom Call,  4 joyeux lurons allemands, qui font du « Happy Metal », et dont la devise est : «  Enjoy your life » … Voilà, le décor est planté… Je les découvre musicalement sur scène, honte à moi, car ce groupe est tout de même l’un des piliers de la scène métal actuelle : Un petit air de Gamma Ray, une touche de Stratovarius, un lointain lien de  parenté avec Helloween… C’est du power épique qui fleure bon le chevalier blanc, et les tavernes où les templiers se rincent le gosier avec une bonne bière en chantant des hymnes, sensation accentuée sur les titres accompagnée d’une bande son d’instruments médiévaux. Chris le chanteur semble résolument heureux d’être là, il s’adresse avec convivialité au public venu nombreux ce soir. Tous les 4 chantent en chœur des ballades dont le refrain peut être aisément repris, c’est une musique joyeuse qui donne envie de danser. Qui a dit que le métal était colérique ou triste ?! Voilà en tout cas le côté « lumineux » de la force, peut-être un peu trop « Disney », diront certains, mais bon, par les temps qui courent, une bonne dose d’optimisme ne peut faire que du bien ! Ce n’est pas de la variété pour autant, mais bel et bien du métal, bien foutu en plus, et ça s’écoute très facilement. Allez, je finis de les taquiner en leur suggérant un partenariat avec l’Oréal, ils ont des chevelures magnifiques, et maitrisent à la perfection le petit coup de nuque pour les rejeter en arrière… Malgré un indéniable facteur sympathie, Freedom Call manque un peu de testostérone à mon goût, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont des vrais gentils, et ça, c’est bien. Donc, on les aime. (Estelle)

Un grand merci à Olivier de Sono-light et à l’asso Aching !

Syr Daria (Photos de Sylvie Toniutti)

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : TAGADA JONES / GROUND O / NOISE INCORPORATION, 25 avril 2014, Caf’Conc’ des 3 Frontières, Bartenheim

Noise Incorporation démarre sur les chapeaux de roues à 20h30, avec un chant plus corrosif que par la passé ! Bravo Ben pour le travail effectué sur ta voix ! Musicalement, c’est également plus couillu, ça envoie du bois à donf, du bon heavy rock  alternatif avec une pointe de noise, surtout dans le son crade de la basse et de la gratte, à la Tool comme dirait Phil, surtout dans la lourdeur du propos. Les gars sont d’excellents chauffeurs de salle, Ben se lâche et s’exprime sans retenue avec un chant en français écorché,  on a l’impression d’entendre du Noir Désir  ou du No One Is Innocent ! Charly  (Eleventh Sunrise) les rejoint sur scène, comme sur le CD,  pour y rajouter ses growls sur « Head Jam ».

Max est à la table  pour leur donner un bon son comme d’hab. Ce soir ce sera leur dernier concert avant d’entrer en studio pour enregistrer un album. Prometteur. (Nico)

La salle est déjà bien chaude quand arrive Ground O, autre style, mais autant d’énergie ! Excellent choix pour ces deux premières parties, qui font honneur à la tête d’affiche ! Nous revoyons Ground O sur scène pour la première fois depuis le festival, et découvrons leur nouvelle section rythmique. Et oui, la vie d’un groupe, c’est ça, on les laisse un moment, et on les retrouve avec de nouvelles têtes ! Pas d’inquiétude à avoir, ça arrache toujours sur scène, et c’est toujours aussi bien foutu…

Leur prestation confirme le bon goût de nos membres (!), qui leur ont décerné, souvenez-vous,  le « Metal Angels’ Award 2013 du meilleur groupe local », que nous avons enfin eu l’occasion de leur remettre ce soir … (en toute discrétion, ils sont modestes, les gars…) Allez, pas de panique, cette récompense, c’est « just for fun », et pour vous dire qu’on vous apprécie et qu’on vous encourage ! D’ailleurs ils viennent de sortir un  maxi CD 4 titres intitulé  « Born In The Pit », et qu’il faut ABSOLUMENT  se procurer ! Merci à vous d’avoir joué le jeu, et de nous avoir permis de nous faire notre petit délire ! (Estelle)

!!! GROUND O de retour au  Caf’ le 11 mai avec ABSURDITY !!!

Les stars de TAGADA JONES  se font attendre jusqu’à 23h15 avec en intro une bande son genre « info radios / recherche station », et d’un coup, Niko est derrière le micro et c’est parti avec ce fameux discours enragé, exalté par la richesse des textes, avec une musique à la Oi ! TJ nous interpelle avec des propos tels que «  refuse et résiste… », et enchaine avec le speed « Chaos », les slammeurs s’en donnent à cœur joie. Un petit speech pour s’excuser d’avoir fait attendre l’assemblée et de lancer « santé » en breton ! Le titre « Pavillon Noir » est plein d’énergie, et suivi un plus loin par le mythique et lourd « Descente aux Enfers ».

Le Caf’Conc est bondé et en transe pour honorer cette formation française hors norme. « Zéro de Conduite », joyeux anti-social, est suivi de « Combien de Temps »  avant la révolution ! Arrive ensuite le punkisant « Manipulé » ! Chapeau bas pour ce registre en français,  ça le fait vraiment ! « Ecowar » nous rappelle à nos responsabilités envers notre planète… La rythmique effrénée rend les morceaux très courts. Voilà un groupe suivi de loin, et dont je ne maitrise pas le registre. Allez, on a 20 ans de retard, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire ! (Nico)

Merci à Yannick Kopp, à Live, et à notre ami Guitou pour les photos !

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Live report : THE PRIVATEER / LAPPALAINEN / HAEREDIUM / TOLK, 26 avril 2014, la Charrue, Marmoutier (Tourbière Fest II, Folk Metal Edition)

Live report : THE PRIVATEER / LAPPALAINEN / HAEREDIUM / TOLK,  26 avril 2014,  la  Charrue, Marmoutier  (Tourbière Fest II, Folk Metal Edition)

Nous voilà donc sur les routes avec notre ami Philippe, à la rencontre du folk (genre avec lequel nous ne sommes pas familiers), au fin fond du Bas-Rhin… Arrivée sur place et première découverte, celle du lieu : Nous avions entendu parler de « la Charrue » à Marmoutier, mais jamais pris le temps de nous y rendre… Le lieu du concert est en fait l’arrière salle d’un bar/restaurant, implanté au centre de la charmante petite ville historique de Marmoutier, encore un endroit dans lequel on ne s’attendrait pas à écouter du metal, comme quoi !… L’accueil du personnel est chaleureux,  un écran diffuse une chaine metal, et cela engage plutôt bien pour cette soirée à laquelle nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre. Hormis la scène, la salle quoique de dimension correcte, n’est pas spécialement équipée pour accueillir des concerts, l’organisateur prévoyant doit donc se pourvoir en sono et autres équipements. Souvent, les groupes locaux doivent faire leurs armes dans des bars où l’accueil  et les conditions de jeu sont  parfois mitigés, pour ne pas dire carrément glauques, mais ici, on se sent à sa place ! Nous avons la surprise et le plaisir de retrouver Lucie et Stéphanie, membres du groupe PYRAH, venues filer un coup de main à leurs amis d’HAEREDIUM, organisateurs de la soirée.

Seconde édition pour ce « Tourbière Fest », dont le nom provient, (renseignements pris auprès d’Alexia !) « d’un fâcheux épisode qui leur était arrivé lors d’un voyage en chalet, qu’ils avaient alors surnommé « Tourbière Sinistre » ; quand ils cherchaient un nom pour le festival, ce mot leur est revenu, et ils ont trouvé sympa le mélange de Tourbière, « Tour » comme tournée en anglais, et Bière comme… la bière … » !

Le show démarre à 20h30 avec les strasbourgeois de TOLK. Le groupe évolue dans un monde d’elfes, nains, et autres trolls, … dont ils nous narrent tour à tour l’histoire, inscrite dans un grimoire, entre chaque morceau… Leur bassiste est absent, indisponible ce soir. Les morceaux s’enchainent, tantôt accompagné par le chant, tantôt instrumental. Malheureusement, le propos nous paraît  manquer de cohérence. Le chant de la belle Anex ne sonne pas toujours juste, même si, à sa décharge, le registre dans lequel elle évolue n’est pas aisé !

Chaque musicien s’exprime dans sa sphère en paraissant déconnecté des autres, le tout forme parfois une joyeuse cacophonie, qui n’entame pourtant pas le moral du public, qui danse sur cette musique très festive.

Ils nous offrent toutefois un sympathique interlude acoustique, qui nous laisse penser que le potentiel est là.  Nous resterons un peu sur notre faim, parce que  ça fourmille d’originalité et de bonne idées, mais ils ne sont hélas pas dans un bon jour, ou alors pas encore prêts pour la scène…

Après un changement de plateau plutôt long, voilà que démarre HAEREDIUM à 21h30 avec une intro à la « western ». Le registre du groupe est un cran nettement au-dessus, à la Koorpliklani, mais pas que, tant les influences sont diverses. Ce sera la très bonne surprise de la soirée. Nous avions déjà été en contact avec ce groupe, mais  n’avions jamais collaboré ensemble, principalement parce que la couleur musicale ne cadrait pas avec les manifestations que nous avions alors organisé, et nous n’avions pas vraiment pris le temps de nous pencher davantage sur ce groupe. Lacune rattrapée ce soir, et avec beaucoup de plaisir ! La basse est audible et bien ronde. Le chant en français nous fait penser à du Malemort au niveau du timbre. Alexia la claviériste joue également de la flûte, ses instruments viennent contrebalancer  joyeusement les autres instruments plus lourds. L’ensemble est équilibré, cohérence et maîtrise sont de mise. On trouve même quelques touches de symphonique et d’épique, dans leur registre, par moment soutenu, ou encore des influences irlandaises à la Dropick Murphys ! Stéphanie (Pyrah), en robe et cape d’époque, les accompagne sur « Ride On » de Cruachan, et « A Rose for Epona » d’Eluveitie ! Pour conclure,  un nouveau chant en français, qui me fait penser aux chansons à boire de Tournée Générale, avec de l’accordéon au clavier sur un rythme effréné ! Un groupe à suivre.

https://www.facebook.com/Haeredium  /  http://www.haeredium.com/

Avec les nordiste de LAPPALAINEN, on passe dans le death à la Eluveitie, et autres multiples influences. L’ensemble est cohérent, tonique. Le côté « obscur » du death est allégé par la flûte que joue l’un des guitaristes en alternance avec sa gratte ;  Le rythme est soutenu, et donne envie de headbanger, ce dont plusieurs spectateurs ne se privent pas ! Le chanteur alterne curieusement un chant grawl grave et aigu. (Et eux aussi l’Oréal,  ils le valent bien… Pardon, je m’égare …) Dommage qu’ils ne bénéficient pas d’une meilleure  sono, la basse semble couvrir la guitare ; et la flûte mériterait d’être davantage mise en avant. Signe qui ne trompe pas, Philippe a rejoint le 1er rang, celui des « gigoteurs », et ça, ça veut dire que ça bouge bien ! Paris gagné pour ces Lillois qui ont réussi à séduire le public ! Le son est lourd mais harmonieux et riche avec de vraies mélodies, limite thrash par moments, c’est ça le death-folk ?

Il y a maintenant tant de condensation dans l’air que le carrelage est trempé, l’atmosphère est lourde et étouffante, le changement tombe à point nommé pour aller prendre l‘air.

Les allemands de THE PRIVATEER (Heavy Folk Metal – Fribourg en Brisgau) entrent tardivement sur scène, bien après minuit. Il y a du monde sur scène, tous déguisés en pirates. Cela a certainement une signification, mais elle m’échappe, et leur musique ne ressemble pas vraiment à  … de la musique de pirates… !

Du monde sur scène donc, en tout 6 musiciens et chanteurs : deux  guitaristes, une violoniste qui chante aussi lyrique, un chanteur qui grawle (mais cette fois c’est sûr, il y a des paroles !), le bassiste joue en accord sur sa 5 cordes. Malheureusement  lorsque tous les instruments jouent en même temps, le volume nuit à la qualité du son, et la fatigue aura raison de notre réceptivité, nous rendrons donc les armes au bout de 3 ou 4 titres, il reste encore une heure 30 de route avant de rentrer à la maison…

Quoi qu’il en soit, nous avons passé une très bonne soirée, et ne regrettons pas du tout le déplacement. Excellente ambiance, beaucoup de bonne volonté et de bonne humeur, ce mini festival aurait mérité un peu plus d’affluence. Nous,  en tout cas, on va guetter l’édition 2015 ! (Estelle & Nico)

(Extrait Newsletter # 20 – Mai / Juin 2014)

Visite de STILL CRAZY à ENSISHEIM / janvier 2014

Nous avons eu le privilège d’assister à une petite démo privée en live de STILL CRAZY, dans leurs nouveaux locaux de répétition à Ensisheim, bâtiment encore en cours d’achèvement, à l’arrière du futur magasin de musique « Wood Stock Guitares », qui devrait ouvrir ses portes ce printemps. STILL CRAZY, c’est 4 quinquas qui se sont réunis en 2007 pour former un cover-band, just for fun ! D’abord implantés à Ensisheim, le groupe a ensuite posé ses fly-cases quelques temps dans les locaux de répèt’ Holder à Feldkirch, et aujourd’hui, ils sont « at home » ! Accompagnés dans les premiers temps par une chanteuse, ils ont au cours des dernières années donné quelques concerts par ci par là dans divers bars de la région et en Allemagne, mais sans faire jusqu’à présent de scène digne de ce nom. Aujourd’hui, c’est Vlado qui officie à la lead guitare et au chant, Yves à la guitare, Yves à la basse, et Philippe à la batterie. Leur registre est très vaste : Du rock sudiste de Lynard Skynard, avec « Sweet Home Alabama », ou celui de Ted Nugent avec « Snakeskin Cowboys », du rock Sixties et Seventies des Rolling Stones avec « Jumping Jack Flush », ou encore « Knocking On Heaven’s Door » de Bob Dylan, « Cocaïn » de Nazareth, sans oublier le classique « Born to Be Wild » des Steppen Wolf ! Ils nous ont aussi gâtés avec le hard-rock bluesy d’ AC/DC avec « Longway to the Top », « Highway to Hell », et « The Jack », rien que ça ! Ils poursuivent plus lourdement avec 2 titres enchaînés du Sabbat Noir, « Paranoïd » et « Iron Man ». Techniquement, ce sont de très bons musiciens, avec la basse du « petit » Yves, bien ronde et présente, et le jeu subtil de Philippe à la batterie, leur interprétation ne manque pas de groove. Yves est très concentré sur son jeu de guitare rythmique, et nous gratifie de quelques soli bien sentis. L’interprétation de Vlado donne à l’ensemble un énorme feeling, sa voix a une palette très large, et s’accorde parfaitement sur les titres. Etre sur les 2 fronts en même temps, guitare lead et chant, est toutefois un exercice périlleux, et sa prestation souffre par moments un peu de sa décontraction, attitude certes rock’n’roll, mais il s’éloigne parfois un peu trop de son micro. S’il fallait émettre une critique, on pourrait leur dire qu’ils sont peut-être un peu trop statiques, sérieux et concentrés sur leur musique, mais on attendra de voir ce que ça donne en live devant un « vrai » public ! En tout cas, nous avons passé un excellent moment, humainement et musicalement, un grand merci pour votre invitation, et à très bientôt ! (Estelle & Nico)